Musique

La Grande Illusion 2017 / Kent Coffret intégral des albums studio 1982-2013 2015 / Kent Nouba Live 2014 / Intime Collection Deutsche Tournee 1998 2014 / Intime Collection Le temps des âmes 2013 / Kent Circuit électrique 2012 / Intime Collection Made in China 2011 / Intime Collection Panorama 2009 / Kent L'Homme de Mars 2008 / Kent Inoxydable 2007 / Starshooter Bienvenue au Club 2005 / Kent Live 2004 / Starshooter Je ne suis qu'une chanson 2002 / Kent Cyclone 2000 / Kent Enfin seuls ! 1999 / Kent Metropolitain 1998 / Kent Nouba 1996 / Kent Kent en scène 1995 / Kent D'un autre Occident 1993 / Kent Tous les hommes 1991 / Kent Récital 90 1991 / Kent À nos amours 1990 / Kent Le mur du son 1987 / Kent Embalao 1985 / Kent Amours propres 1983 / Kent Pas fatigué 1981 / Starshooter Chez les autres 1980 / Starshooter Mode 1979 / Starshooter Starshooter 1978 / Starshooter

Bienvenue au Club

Kent

  (c) Sylvain Gripoix

2005
Musicalement ce disque est un retour au rock.
Dans le même temps, il est aussi un disque de rencontres né d'une proposition de Laurent Voulzy "et si on faisait une chanson ensemble ?"
Il ne s'agit pas d'un disque de duos, mais de chansons écrites en commun ou produites avec d'autres artistes. Pas n'importe lesquels. Des artistes qui correspondaient à mon état d'esprit du moment. Outre Laurent Voulzy, on retrouve -M-, La Grande Sophie et Romain Didier dans les compositeurs ainsi que Mickey 3D et Lo'Jo à la production de certains titres.
Les Playback Boys, le groupe présent sur la plupart des chansons, est issu du surprenant big band Le Sacre du Tympan.
Les chansons dressent le portrait des vraies gens et du quotidien.
L'aspect rock n'est pas un rappel nostalgique de mes débuts, mais correspond à l'excitation ressentie aux concerts des nouveaux groupes français qui émergaient à ce moment là.

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Titres & Paroles

1. Bienvenue au club

Bienvenue au club

Durée : 03:32
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock


Tu as 3 ans et toute la vie
Bienvenue au club des sans-souci
Evidemment il y a l'école
Mais en récré qu'est-ce qu'on rigole

Déjà 8 ans tu sais le Nord
Bienvenue au club des juniors
T'en fais un peu plus à ta guise
Ton innocence s'amenuise
Tu choisis tes rêves en vitrine
Et la couleur de tes tartines

Bienvenue au club
Avance avance
Bienvenue au club
Balancez la cadence

Tu as 13 ans et tout un cœur
Bienvenue au club des teenagers
T'as des idoles et des icônes
Des totems qui veillent sur ta faune

T'as 20 ans c'est le grand moment
Bienvenue dans la vie à plein temps
Mais tu trouves qu'il est encore tôt
Tu veux rester chez les ados

Alors tu triches et tu t'esquives
Tu perds du temps dans des dérives
T'aménages les règles à suivre
Dégazes en douce le bateau ivre

T'adhères au club des trentenaires
Moitié chien fou moitié prospère
Ancien combattant de la hargne
Avec un œil sur le compte-épargne

Bienvenue au club
Avance avance
Bienvenue au club
Faut tenir la cadence

Putain 40 t'as rien vu venir
Bienvenue au clud des finis de rire
Fin de fraude au ticket-jeunesse
Y'a des trous dans les belles promesses
Et leur conjugaison se mue
De "je vais faire" à "j'aurais pu"

Tu te relookes un immédiat
Tu te pointes au club des quadras
A peine le temps que tu t'enchantes
Et le compteur affiche 50

Tu te chauffes aux anti-dépresseurs
Pour tisonner le grand bonheur
A moins que t'aies su négocier
La courbe des rides amusées

Voilà 60 garde le Nord
Bienvenue au club des seniors
Au corps qui gémit à l'aurore
Qui se renfrogne sous l'effort

Si t'as la nostalgie tenace
Tout ce qui est jeune t'agace
Si t'as le souvenir engageant
Tout ce qui est jeune t'attend

Bienvenue au club
Avance avance
Bienvenue au club
Doucement la cadence

L'heure des bonus la chance en plus
La place assise dans l'autobus
T'es beau t'es belle dans le froissé
De toute une vie à rappeler

Tu passes du temps dans les vestiaires
Du club à ranger tes affaires
Ton abonnement touche à sa fin
Faut laisser la place aux gamins

Emma Productions / Editions Thoobett

2. Les vraies gens

Les vraies gens

Durée : 03:41
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Les Playback boys


Les vraies gens portent des sacs
Avec leurs vraies mains
Les vrais gens ne confondent
Soir et matin qu’une fois par an

Les vraies gens se font piller le cœur
Par des bonimenteurs
Ils croient que la télé
A le sens des valeurs

Les vraies gens partent en vacances
Tous ensemble en même temps
Ils doivent s’y prendre un an à l’avance
Sinon ils font chou blanc

Les vraies gens croient en Dieu
Quand ils lancent des SOS
Un Dieu pas trop pointilleux
Sur leurs histoires de fesses

Les vraies gens viennent chez moi
Et moi je viens chez eux
Les vraies gens sont chez moi
Et moi je suis chez eux

Les vraies gens gueulent très fort
Du fond de la colère
Ils se plaignent de tout
Sans sauter la barrière
Ils ne savent plus qui croire

Les vraies gens aiment
Ce qui leur est facile
Mais tout est difficile
Ils aiment par hasard
Il suffit de leur plaire
Et tout devient facile

Les vraies gens aiment les grosses voitures
Qui roulent dans la nature
Ils aiment l'air pur
Et les goûts synthétiques
Et la bonne nourriture

Les vraies gens quand ils rient
Ont le rire jusqu’aux yeux
Leurs dents partent en vrille
Mais ils s’en foutent
Parce qu’ils sont heureux
Ils rient de tout
D’un rien et du malheur
Ils rient pour se faire de la chaleur

Les vraies gens viennent chez moi
Et moi je viens chez eux
Les vraies gens sont chez moi
Et moi je suis chez eux

Les vraies gens quand ils meurent
C’est jamais par hasard
L’accident la tumeur l’arrêt du cœur
C’était facile à prévoir

Pour les vraies gens tout est trop cher
Alors ils veulent faire des affaires
Ils ont des combines des plans d’enfer
Des machins qui tombent des camions
Des trucs roumains des imitations

Les vraies gens sont français
Ils sont turcs ils sont arabes
Ils sont noirs
Ils sont chinois ils sont pakistanais
Ils sont bonnes poires
Ils sont jeunes et puis ils sont vieux
Ils sont sur Terre depuis si longtemps
Depuis la guerre du feu

Les vraies gens viennent chez moi
Et moi je viens chez eux
Les vraies gens sont chez moi
Et moi je suis chez eux
Et moi je suis chez eux
Et moi je suis chez eux

Emma Productions / Editions Thoobett

3. Nous-mêmes

Nous-mêmes

Durée : 03:20
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Les Playback boys


Le 2 juin 1983 ou 4
La prudence m'a souri à un anniversaire
Elle était bien jolie elle était sans mystère
Elle m'a ouvert son lit

J'ai rangé mon audace au rayon des délires
Le temps d'une vie simple avec vue sur l'impasse
Le soir dans ma voiture il m'arrive de me dire
Je serais plus heureux
Si j'étais plein aux as

À quoi ça tient la vie qu'on mène
Quand même
Sommes nous certains d'être nous-mêmes
Nous-mêmes

Le 2 juin 1983 ou 4
L'ambition m'a souri à un anniversaire
Elle y parlait d'empire en buvant du champagne
J'ai aimé cette panthère

Je l'ai suivie partout dans ses plans de campagne
J'ai baisé des sommets j'ai bandé en Concorde
Y'a des hommes qui me craignent et des femmes qui me bordent
Mais je serais vraiment plus heureux
Planqué dans l'univers

À quoi ça tient la vie qu'on mène
Quand même
Sommes nous certains d'être nous-mêmes
Nous-mêmes

Le 2 juin 1983 ou 4
La liberté m'a dit à un anniversaire
Prudence et ambition sont des filles vulgaires
Tu n'es là pour personne

Je l'ai joué solo ouvert à l'aventure
Et j'ai changé de lit plus souvent que de slip
Les Hommes me déçoivent et j'ai peur du futur
Mais je serais vraiment vraiment plus heureux
Avec une acolyte

À quoi ça tient la vie qu'on mène
Quand même
Sommes nous certains d'être nous-mêmes
Nous-mêmes
On se prend souvent pour un autre
Quand même
On est quelqu'un à qui la faute
Nous-mêmes

Emma Productions / Editions Thoobett

4. Terres de France

Terres de France

Durée : 03:49
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Romain Didier


Elle se lève juste avant les poules
Avant que le coq ne déboule
Pour donner à manger aux bêtes
Avant même de faire sa toilette

Elle va réveiller le gamin
Va chercher le lait et le pain
Bisous l’autocar le collège
Et les courses pour la ferme auberge

Le jour se lève sur la ville
Comblé du concert de la veille
Je dors d’un sommeil tranquille
La femme de ménage me réveille

Au croisement de nos existences
Quelque part sur les terres
De France

Après la traite il est allé
Mener le bétail dans le pré
Les pensées perdues dans l'éther
D'un prochain voyage au Niger

Pierrot revient de l’abattoir
Ils vont réparer l’abreuvoir
Ils parlent de brasser leur bière
En coupant du bois pour l’hiver

Le jour s’étend sur la ville
Je quitte l’hôtel pour la gare
Un SMS au bout du fil
Baiser volé sur le départ

Au croisement de nos existences
Quelque part sur les terres
De France

Dans les serres le chien se balade
Tandis qu’Anne plante des salades
La porte a été arrachée
Par l’orage de la nuit passée

Florence prépare les paniers
De légumes qu’elle doit livrer
Après il faudra faire les comptes
Voir à la Conf’ ce qui s’ raconte

J’arrive dans une autre ville
Je file à la radio du coin
Une interview un peu débile
Et je rejoins les musiciens

Au croisement de nos existences
Quelque part sur les terres
De France

Le soir le môme et ses devoirs
Réu de l’asso pour savoir
Quels films ils programmeraient bien
Au ciné-club les mois prochains

Puis dans les voitures ils s’empilent
Toute la bande se rend en ville
Ils arrivent à temps pour me voir
J’arrive sur scène
Bonsoir

Au croisement de nos existences
Quelque part sur les terres
De France
À celles et ceux de la Haute-Saône

Emma Productions / Editions Thoobett

5. Beautés fatales

Beautés fatales

Durée : 03:03
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Mathieu Chedid


Un regard par-dessus l'épaule
Tourné vers les années De Gaulle
Elle réapparaît sensuelle
Blonde et belle
Il ressurgit regard acier
Le charme vif d'un épervier
Ils ouvraient la porte au désir
Sans prévenir

Regardez-vous beautés fatales
Étoiles du jour flammes idéales
Y a-t-il en vous en ombre noire
Déjà le goût de décevoir

Ils symbolisaient la jeunesse
Libéraient talent et promesses
Et Dieu pour nous créa la femme
Et Visconti l'ange et le drame
À l'âge où les pièges se tendent
Pour valoriser les légendes
La vie les a gardés en main
Ils connaîtront des lendemains

Regardez-vous beautés fatales
Étoiles du jour flammes idéales
Y a-t-il en vous en ombre noire
Déjà le goût de décevoir

Étoiles fanées monumentales
À l'instar de leurs sœurs sidérales
Si leur passé brille encore
Leur soleil lui est déjà mort

Regardez-vous beautés fatales
Étoiles du jour flammes idéales
Y a-t-il en vous en ombre noire
Déjà le goût de décevoir
Déjà le goût de décevoir
Déjà le goût de décevoir

Emma Productions / Editions Thoobett

6. La vie te va bien

La vie te va bien

Durée : 03:38
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Les Playback boys


Allez allez c’est terminé
Tu vois le bout du tunnel
La saison des larmes est passée

Finie la mélancolie crasse
Les fins de mois au fond des poches
L’amour qui te fait la grimace

Ce matin quand tu t’es levée
Tu t’es vue dans la salle de bain
Des ailes t’avaient poussé
Au creux des reins

Hier tu étais laminée
Hier tu pleurais dans tes mains
Tu étais morte et enterrée
Tu reviens

Même si tu n’attends plus rien
Mourir te va mal
La vie te va bien
Même si tu n’attends plus rien
Mourir te va mal
La vie te va bien

Un jour la vie sans crier gare
À voulu te mettre KO
Le petit ami qui se barre
Et plus de boulot

Tu n’étais plus vraiment jeunette
Quand ça t’est tombé dessus
Tu t’es retrouvée le cœur en miettes
Perdue

Des amis bien sûr y’en avaient
Familles heureuses avec bambins
Mais leur compagnie te faisait
Plus de mal que de bien

Tu as fini par moins donner
De tes nouvelles jusqu’à plus rien
Tu étais morte et enterrée
Tu reviens

Même si tu n’attends plus rien
Mourir te va mal
La vie te va bien
Même si tu n’attends plus rien
Mourir te va mal
La vie te va bien

Les mots les mains et les regards
Reprennent enfin consistance
Et là dans la lumière des phares
Un sourire s’avance

C’est le premier depuis longtemps
Qui traverse ta palissade
C’est un frisson sur l’étang
De la panade

Et là sur le trottoir
Dans le reflet de l'évidence
Tu viens de croiser le regard
D'une existence

La ville entière t'ouvre les bras
Le monde entier te tend la main
Tu te sens partout chez toi
Tu reviens

Même si tu n’attends plus rien
Mourir te va mal
La vie te va bien
Même si tu n’attends plus rien
Mourir te va mal
La vie te va bien
La vie te va bien
La vie te va bien

Emma Productions / Editions Thoobett

7. Notre Terre

Notre Terre

Durée : 03:31
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock


Notre Terre qui êtes aux cieux
Je t’écris cette bluette
En ces temps bien capricieux
Qui sévissent sur nos casquettes

En ces temps de marionnettes
Qui agitent sous tes cieux
Dieux et démons d’opérette
Fallacieux

Je me rappelle pourtant
D’avoir marché sur ta lune
Humain candide portant
Une promesse à la une

Celle d’une autre fortune
Celle d’une vie voguant
Vers des astres en lagune
Au firmament

Seulement nous jouons encore
Aux cow-boys et aux Indiens
Au concours de matamores
Au susucre à son chienchien

Dieu reconnaîtra les siens
Mais attention, pas d’erreurs
Faut choisir le bon dieu ou bien
Pan pan t’es mort

À tous les saints,les prophètes
C’est ta rondeur que je préfère
Mon paradis a en fait
Ta bonne gueule d’atmosphère

Petit terrien ordinaire
J’ai une fusée dans la tête
Et tout un système solaire
Plein les lunettes

Na na na na na na
Na na na na na na
Notre Terre qui êtes aux cieux
Na na na na na na
Na na na na na na
Notre Terre précieuse

Notre Terre qui êtes aux cieux
Regarde-nous quand on se lâche
Regarde au fond de nos yeux
Tous les neurones que l’on gâche

Nos biens sont l’ennemi du mieux
Nous traitons à la cravache
Cinq mille ans de contentieux
Sur Télé Trash

Les escrocs et les salaces
Mènent le monde en voiture
Quand le sage montre l’espace
L’idiot voit sous la ceinture

Heureusement y’a la culture
Picasso en monospace
Bientôt les bons mots d’Arthur
Dans le Bordas

Na na na na na na
Na na na na na na
Notre Terre qui êtes aux cieux
Na na na na na na
Na na na na na na
Notre terrain de jeu

Notre Terre qui êtes aux cieux
Je finis cette bluette
J’ai un futur sur le feu
Trusté par des pique-assiettes

Des vendeurs de savonnettes
Qui se prennent pour des maîtres-queux
Paraît qu’enfin ça rouspète
Alors tant mieux

Na na na na na na
Na na na na na na
Notre Terre qui êtes aux cieux
Na na na na na na
Na na na na na na
Notre Terre qui êtes aux cieux

à Guy Pignolet de Sainte-Rose

Emma Productions / Editions Thoobett

8. Tangue

Tangue

Durée : 03:33
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Laurent Voulzy


À 16 ans tout mouillé n’écoutant que son front
Il fugue en auto-stop jusqu’au bout du ponton
Où son audace errante regarde tanguer
Les cargos des lointains sans oser y monter

Alors il revient tête vide et mains sales
Dans le giron dolent du spleen régional
Le père lui fait la gueule et la mère l’embrasse
Il retrouve sa chambre le café de la place

Tangue tangue
Sa barque dans le port amarrée
Où se tendent des arcs
Vers des cibles rêvées
Les cargos les ferries l’accablent de remous
Elle sombre de dépit si tout le monde s’en fout

La raison s’impose la bague à Véronique
Le service militaire la fabrique de plastique
Un p’tit garçon sa sœur la morne promotion
Le nouveau directeur la restructuration

40 ans sans emploi les traites de la maison
Des aigreurs d’estomac rideau sur l’horizon
Pastis et cacahuètes au café de la place
Et la télévision qui vante Las Vegas

Tangue tangue
Sa barque dans le port amarrée
Où se tendent des arcs
Vers des cibles rêvées
Les cargos les ferries l’accablent de remous
Elle sombre de dépit si tout le monde s’en fout

Ne te cache pas derrière le sort des impuissants
Il était ton ami quand il faisait beau temps
Son destin est grippé il est en quarantaine
Va lui parler un coup avant qu’il ait la haine

Tangue tangue
Sa barque dans le port amarrée
Où se tendent des arcs
Vers des cibles rêvées
Les cargos les ferries l’accablent de remous
Elle sombre de dépit si tout le monde s’en fout

Emma Productions / Editions Thoobett

9. Une chose

Une chose

Durée : 03:01
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Romain Didier


Je vais te dire une chose
Qui va te faire pleurer
Tu m'aimais c'est une chose
Mais j'avais dans l'idée
Que ça ne durerait guère
Avant de m'ennuyer
T'étais qu'une passagère
Entre deux oreillers

Dès la première osmose
J'ai pas voulu t'aimer
Je te voulais ma chose
Je me voulais grossier
L'amour est un bijou
Qu'on s'offre ou que l'on vole
Pour moi c'est un caillou
Pointu dans une grole

T'étais jamais qu'une pause
Dans ma belle inconstance
Un petit pas grand' chose
Qu'importe s'il s'offense
Quand je t'ai dit va te faire
Aimer plutôt ailleurs
Je me sentais presque fier
De te briser le cœur

J'en avais eu ma dose
J'avais eu tout ton corps
Mais voilà que les choses
Se gâtent pour mon sort
L'homme qui te console
Chez qui tu te réfugies
Et c'est là qu'on rigole
C'est mon meilleur ami

Quand vous prenez la pose
De l'impeccable amour
Tandis que je m'expose
Avec une fille d'un jour
Au fond de moi j'implose
J'ai le cœur comme un œdème
Je vais te dire une chose
Je t'aime

Emma Productions / Editions Thoobett

10. Va dire à Charlie

Va dire à Charlie

Durée : 03:39
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock


Va dire à Charlie qu’il vit dans un bled
Où tu ne foutrais pas les pieds
Un trou du monde peuplé de bipèdes
Qui ne lisent même pas Libé
Va lui dire que tu n’attends rien des gens
Qui se contentent de peu
De quelques amis de quelques parents
Qui ne se plaignent pas d’être vieux

Vivre là c’est s’enterrer d’avance
Va dire à Charlie que c’est ça que tu penses
Va l'dire à Charlie
Va l'dire à Charlie

Va dire à Charlie que la vie n’est rien
Qu’une belle saloperie
Que tous les jours tu souhaites pour ton bien
La mort dans un raccourci
Va lui dire que l’existence t’ennuie
Lui qu’elle cantonne au sursis
Lui qui vit sous l’orage sans parapluie
Va lui dire que tu en chies

Tout va mal tout est perdu d’avance
Va dire à Charlie que c’est ça que tu penses
Ton nihilisme est une aubaine
Le dandysme des âmes en peine
Qui ne connaissent de l’ambulance
Que l’effet Doppler des sirènes
Va l'dire à Charlie
Va l'dire à Charlie

Va dire à Charlie toi qui mènes la danse
Que le pays se portera mieux
Quand les malades auront l’élégance
Pour se guérir de faire un vœu
Va lui dire que son cas est si rare
Que le soigner coûte bonbon
Il n’a plus sa place en laboratoire
Qu’il aille donc au Téléthon

La santé c’est pas que des dépenses
Va dire à Charlie que c’est ça que tu penses
Quand tous les ans la vie l’appelle
Dans les couloirs d’un hôpital
Pour y jouer son rappel
Sur le billard d’une martingale
Va l'dire à Charlie
Va l'dire à Charlie

à Charlie N.

Emma Productions / Editions Thoobett

11. Le bonheur ne me rend pas heureux

Le bonheur ne me rend pas heureux

Durée : 03:25
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : La Grande Sophie


Regardez mes nouvelles shoes
Elles vont faire des envieux
Écoutez elles chantent le blues
Des enfants de Lao-tseu

Le bonheur ne me rend pas heureux

Un bel été tout en chaleur
Des jours et des jours de ciel bleu
Dans le livre des records
15000 enterrements de mieux

Le bonheur ne me rend pas heureux
Le bonheur ne me rend pas heureux

Au résultat du concours
Je décroche le premier prix
Toi tu restes dans la cour
Tes rêves inaboutis

Le bonheur ne me rend pas heureux
Le bonheur ne me rend pas heureux

Je t'aime à en mourir de fièvre
D’ailleurs je dépéris à vue
D’œil et je pleure loin de tes lèvres
Et je tremble loin de ton cul
Le temps passe enfin je me calme
Adieu le fouet de la folie
Mais adieu aussi le napalm
Qui nous brûlait au fond du lit

Le bonheur ne me rend pas heureux

Ma curiosité s'émerveille
Elle veut en savoir toujours plus
Plus je découvre des soleils
Plus je nous trouve minus

Le bonheur ne me rend pas heureux

Un projet fou jeté en l'air
Auquel je ne croyais plus
La chance me donne le feu vert
Je le réalise je le tue

Le bonheur ne me rend pas heureux
Le bonheur ne me rend pas heureux

Je suis le roi de la fête
Quand je suis saoul ça me va bien
Je plais et je fais des conquêtes
Mais mon cœur donne des coups de frein
Le docteur me rassure et glisse
Que je ne tomberai pas malade
Mais il faut que je me nourrisse
Que de bouffe et de boissons fades

Le bonheur ne me rend pas…
à Thierry Romanens

Emma Productions / Editions Thoobett

12. Megalopolis

Megalopolis

Durée : 04:28
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Les Playback boys


C’est une ville où j’ai vécu
J’aimais ses bruits draguer ses rues
Chercher la chance dans ses nuits
Détourner le sens de ma vie

Je m’agitais dans ses lumières
Pour qu’elle remarque ma présence
Je voulais sa reconnaissance
Un baiser d’amour en première

C’est un jeu d’enfant
Avec de la malice
Un peu de talent
Et quelques sacrifices
D’être un amant de Mégalopolis

J’ai tant donné qu’elle m’a offert
Une jolie gloire apprivoisée
Qui sourit sous les réverbères
D’un avenir climatisé

Oui mais la rondeur de la Terre
L’éclat des regards étrangers
Aussi la densité de l’air
Finirent un jour par me manquer

C’est un jeu d’enfant
Avec de la malice
Un peu de talent
Beaucoup de sacrifices
D’être un amant de Mégalopolis

Ça ne dure qu’un temps
La folie des caprices
Sitôt qu’on se rend
Compte du préjudice
D’être un amant de Mégalopolis

Tous ces gens croisés sans les voir
Loin du quartier des tours d’ivoire
Famille et amis de tout bord
Qu’on perd dans des aéroports

Je sais que je m’en
Irai par les coulisses
Un jour j’aban-
-donnerai mes artifices
Adieu l’amant de Mégalopolis

Je prendrai le temps
De parler à mon fils
Des hommes et du vent
Des fleurs d’amaryllis
Loin des tourments de Mégalopolis
De Mégalopolis

Emma Productions / Editions Thoobett

13. Des jours ainsi

Des jours ainsi

Durée : 03:51
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Les Playback boys


Il y a des jours ainsi
On est mal avec tout
Le moral à genoux
À côté de la vie
Nous voilà dans la mire
Allergique au bonheur
Qui se rit du meilleur
Et lui préfère le pire

Il y a des jours ainsi
Il y a les nuits surtout
Dans des draps pleins d’orties
Sur un lit de cailloux
Le sommeil ne vient pas
Il couche sous les ponts
L’aube est un au-delà
Moribond

Il y a c'est ainsi
Il y a des jours ainsi

On les sait passagers
On les sent infinis
Le temps les a cloués
Au présent et l’on prie
Pour un retour en vie
Pour une renaissance
Dans les eaux d’insouciance
D’un ventre arrondi

Parce que les jours ainsi
Quand ils te mobilisent
C’est pour toute une exis-
-tence une traque sans répit
Ton nom sur une affiche
Le poids de tes amis
Et ta géographie
Ils s’en fichent

Il y a c'est ainsi
Il y a des jours ainsi

Il y a des jours aussi
Entre des mains aimantes
Sur des jambes grisantes
Qui dansent à minuit
Sous le brumisateur
D’une rosée d’envie
La vie reprend couleur
Il y a ces jours aussi

Alors un jour ainsi
J’aimerais cette chance
Au bout de la jouissance
M’endormir assouvi
Mourir en plein sommeil
Et faire un bras d’honneur
Au mal des profondeurs
Juste avant son réveil

Il y a c'est ainsi
Il y a des jours ainsi

Emma Productions / Editions Thoobett

14. Le voyageur

Le voyageur

Durée : 03:40
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock


Le voyageur se fait la malle
En prononçant des noms de villes
Chibougamau Guadalcanal
Et le voilà qui se défile

Même les endroits les plus tristes
Trouvent grâce à son idéal
Aucun ciment ne lui résiste
Il a l’avion sentimental

Laissez parler le voyageur
Qui n’a jamais quitté sa ville
Laissez partir le doux rêveur
Dans son tour du monde immobile

Il aime les gens qu’il rencontre
Le temps qu’il leur vole un visage
Même un salaud il n’a rien contre
Faut de tout dans un paysage

Il ne reste après son passage
Que le souvenir d’un prénom
Qui descend d’étage en étage
Dans la mémoire en construction

Laissez passer le voyageur
Qui s’est arraché de sa ville
Il n’est là que pour quelques heures
Laissez passer l’âme indocile

Il aimerait pouvoir aimer
Plus longtemps qu’une nuit ou deux
Mais l’art de la mobilité
C’est avant tout défaire les nœuds

Il ignore quand il sera vieux
Dès qu’il pense au futur lointain
Ça dure quelques secondes au mieux
Avant qu’il ne songe à Pékin

Laissez s’enfuir le voyageur
Vers le mirage d’une autre ville
Laissez-le jouer l’arrache-cœur
Un méridien au bout des cils

Quand surviendra sa dernière heure
Quand il aura vu toutes les îles
Il s’en ira sourire au cœur
Comme lorsqu’il a quitté sa ville

Au calme des Étangs

Crédits
Kent : voix, guitare
Titres 2, 3, 4, 6, 8, 9, 11, 12, 13
Les Playback Boys :
Ludovic Bruni : guitares
Fred Pallem : basse, guitares
Vincent Taurelle : claviers, piano
Vincent Taeger : batterie, percussions
Réalisation Les Playback Boys & Bertrand Fresel
Prise de son & mixage : Bertrand Fresel assisté de Jérémy Visca au studio Juno (Yerres)
Titres : 1, 7, 10
Aurélien Joanin : batterie, basse, programmations
Bruno Preynat : guitare
Christophe Murray : piano sur "Bienvenue au club"
Mickael Furnon : guitare
Najah el Mahmoud et Laurianne : choeurs sur "Notre Terre"
Réalisation : Aurélien Joanin
Prise de son et mixage : Bruno Preynat au studion E (Ecotay)
Beautés fatales :
-M- Mathieu Chedid : guitares
Maxime Garoute : batterie, percussions
Jérôme Goldet : basse
Arrangements : -M- Mathieu Chedid, Maxime Garoute, Jérôme Goldet
Enregistré au Garden par JB Brunhes & au studio Bertrand Fresel au studio Juno
Mixage : Bertrand Fresel au studio Juno (Yerres)
Le voyageur :
Richard Bourreau : kora, imzad, violon
Denis Péan : melodica, boucles percussions
Kham : basse
Mathieu Rousseau : percussions
Nadia et Yamina Nid el Mourid : chants
Arrangements Lo'Jo
Prise de son : Jean-Paul Romann au studio La Fontaine du Mont (Murs Erigné)
Mixé par Bertrand Fresel assisté de Jérémy Visca au studio Juno (Yerres)
Illustrations : Kent
(c) Photos & artwork : Sylvain Gripoix
(p) Thoobett (c) Thoobett - Emma Productions - AZ Universal 2004-2005