Deutsche Tournee 1998 Musique de l'artiste Kent,




Deutsche Tournee 1998

2014

Intime Collection
Intime Collection

Deutsche Tournee 1998

INTIME COLLECTION 3
Fin 1996, le groupe allemand Element of Crime m'invite à faire leur première partie.
Je retourne en Allemagne en mai 1998, mais en vedette cette fois pour une tournée des boites, clubs et centres culturels.
Tournée printanière et décontractée. On est trois sur les planches et Michel Zacha nous choie et nous sonorise. Le répertoire mêle chansons personnelles et reprises diverses, les arrangements sont originaux et tout en dentelle.
Enregistré directement sortie de console sur plusieurs soirs et masterisé par Michel Zacha.
Deutsche Tournée 1998 restitue au mieux ce moment de bonne humeur et de désinvolture.

Disponible à la vente uniquement sur le site à la rubrique le shop

EXTRAITS
Extraits
Désinvolte

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Crédits

Kent : chant, guitare acoustique
Muriel Boisson : piano, violon, vibraphone, choeurs
François Bréant : vibraphone, piano, accordéon, percussions, choeurs
Michel Zacha : régisseur, sonorisateur
Enregistré en mai 1998 en Allemagne
Mixage : Michel Zacha
Polaroïds : Charles Dolfi-Michels
Photos intérieures : X
Artwork : Thomas Gabison
(c) Thoobett 2014

Durée : 04:12
Paroles : Kent
Musique : Kent/Jacques Bastello


Y'a des jours à rouler par terre
Un tapis une bouteille un verre
De la musique sentimentale
Y'a des jours feignants à rien faire
Mais on est fait de telle manière
Qu'une voix nous dit que c'est mal
Pourtant

Le bonheur est souvent banal
Le bonheur est souvent banal
Le bonheur est souvent banal
Le bonheur est banal

Y'a des jours à rester couché
Avec la femme d'à côté
Sans vouloir la guerre conjugale
Juste aller au bout d'une envie
Un petit tour et c'est fini
Mais une voix nous dit que c'est mal
Pourtant

Le bonheur est souvent banal
Le bonheur est souvent banal
Le bonheur est souvent banal
Le bonheur est banal

Ho ho
Un peu de bien ne fait pas de mal
Ho ho
Bienheureux c'est bien normal

Tous les jours il faut faire carrière
Tous les jours faire des affaires
Pour avoir un beau piédestal
On désire souvent le contraire
Un petit jardin sait nous plaire
Mais une voix nous dit que c'est mal
Pourtant

Le bonheur est souvent banal
Le bonheur est souvent banal
Le bonheur est souvent banal
Le bonheur est souvent banal
Le bonheur est souvent banal
Le bonheur est souvent banal
Le bonheur est banal


Thoobett
Durée : 04:08
Paroles : Kent
Musique : Jean-Pierre Buccolo/Georges Augier


Tu vois le froid dehors
La pluie qui s'énerve
Les autos qui se dévorent
Pour un accord de rouge et de vert
Tu vois c'est là que j'habite
Été comme hiver
Y'a des jours qui mettent en fuite
Et des jours qui font du Prévert

Un peu de Prévert
Dans ma rue mon univers
Un peu de Prévert
Dans mon sang dans ma chair
Un peu de Prévert
Sur nos cœurs endoloris
Un peu de Prévert
Aux enfants d'ici
Et du paradis

Tu vois ces gens qui rongent
Leurs peaux de chagrin
Changent les songes en mensonges
En se disant que tout ira bien
Tu vois ce sont mes rencontres
Mais je suis sévère
Y'a des gens qui font des comptes
Et des gens qui font du Prévert

Un peu de Prévert
Dans ma rue mon univers
Un peu de Prévert
Dans mon sang dans ma chair
Un peu de Prévert
Sur nos cœurs endoloris
Un peu de Prévert
Aux enfants d'ici
Et du paradis


Warner Chappell Music France/Thoobett
Durée : 03:05
Paroles : Kent
Musique : Kent


Y'en a qui veulent se pendre au collant de leur ex
Se jeter sur les rails du prochain train pour Lyon
S'endormir à jamais Épéda Temesta
Ou se tirer une balle comme on vide son verre

Tout ça parce que la vie n'est pas celle qu'ils attendent
Que l'amour fait des siennes et que trop de cons la ramènent
Je comprends tellement ça il y a des jours j'en suis
De cette liste d'attente à la remise d'un prix

Oui mais la vie n'a pas de prix
Ni distinction ni mépris
À chaque jour à chaque nuit
Je suis mon seul ennemi
Entre une petite chance et pas mal d'ignorance
L'espoir est la seule récompense
Quand on y pense
Quand on y pense

J'en ai vu des brouillards et j'en traverse encore
Dans le bruit d'une usine, sous le ciel d'un palace
La mémoire et le coeur sans prévenir nous bousculent
Et kidnappent nos rires dans un siphon d'angoisse

Je peux toujours courir pour connaître la date
Le lieu et le montant de l'impossible rançon
Dans ces cas rien ne bouge excepté la gamberge
Qui accuse en colonnes le prix de mon dépit

Oui mais la vie n'a pas de prix
Ni découvert ni crédit
Sous le soleil et sous la pluie
Je suis mon seul ennemi
Santé, bonheur, amour, amitié, délivrance
L'espoir est la seule récompense
Quand on y pense
Quand on y pense
Quand on y pense

Oui mais la vie n'a pas de prix
Ni distinction ni mépris
À chaque jour à chaque nuit
J'en fais ma pire ennemie
Non la vie ne fait pas de prix
Ni découvert ni crédit
Sous le soleil et sous la pluie
Je suis mon seul ennemi
Entre une petite chance et pas mal d'ignorance
L'espoir est la seule récompense
Quand on y pense
Quand on y pense
Quand on y pense


Emma productions/Thoobett
Durée : 03:38
Paroles : Kent
Musique : Kent/Jacques Bastello


Un mot qui appelle une larme
Sans trop savoir pourquoi
Un rire qui tremble sous le charme
L'émotion de guingois

Ainsi va l'amour
Tout le long de nos cœurs
Ainsi va l'amour
Tout le long de nos leurres
Ainsi va l'amour
Ainsi va l'amour

Des mots qui tombent à genoux
Sans trop savoir comment
Un souffle court au creux d'un cou
L'émotion sous le vent

Ainsi va l'amour
Tout le long de nos sens
Ainsi va l'amour
Tout le long de nos chances
Ainsi va l'amour
Ainsi va l'amour

Tes yeux qui disent assez encore
Au sommet de l'envie
Un cri que mon désir implore
En cherchant l'infini

Ainsi va l'amour
Tout le long de nos corps
Ainsi va l'amour
Tout le long de nos nuits
Ainsi va l'amour
Tout le long de nos sorts
Ainsi va l'amour
Tout le long de nos vies
Ainsi va l'amour
Ainsi va l'amour
Ainsi va l'amour


Thoobett
Durée : 03:58
Paroles : Kent
Musique : François Bréant/Kent


T'es là ça y est t'es là
Je te connais déjà
Par ici et par là
Je t'ai vue au combat
T'es là ça y est t'es là
À qui la faute à quoi
Pourquoi c'est pas l'amour
Pourquoi c'est encore toi

Tu es là ça y est tu es là
Dans mon poing dans mes bras
Tu es là ça y est tu es là
Tu ris de moi déjà

T'es là ça y est t'es là
Au nom de quoi déjà
Noms de dieux poulagas
Ta mère etcetera
Dans un sourire obscène
Dans les eaux de la Seine
D'Alger à la Lorraine
Ça y est tu la ramènes

Tu es là ça y est tu es là
Dans mon poing dans mes bras
Je n'entends déjà plus ma voix
Sous ton rire et tes pas
Du métro aux commissariats
La peur est ton appât
Tu es là ça y est tu es là
Au nom de quoi déjà

Tu es là ça y est
Ça y est tu nous mènes
Il faut que ça gueule
Il faut que ça craigne
Plus on joue ton jeu
Plus on a de beignes
C'est la loi des crosses
Il faut que ça saigne
Même la raison
Va te couronner reine
Au pied de l'instinct
Au nom de l'hygiène
Les fous de l'action
Aiment ta dégaine
Il n'y a plus de gêne
Où y'a de la haine

Tu es là ça y est tu es là
Aux grands maux les gros bras
Je ne reconnais plus ma voix
Quand tu ris aux éclats
Tu es là ça y est tu es là
Je te suis pas à pas
Tu es là ça y est tu es là
Au nom de quoi déjà

Ma douceur ma femelle
Délivre-moi du mal
Attache-moi dans ton lit
Chasse mes idées sales
Que tes baisers m'assomment
Que tes jambes m'enchaînent
Donne-moi goût à ta vie
Que meurt en moi la haine
Donne du goût à ma vie
Que meurt en moi la haine


Thoobett
Durée : 03:03
Paroles : Pierre Barouh
Musique : Francis Lai


Saravah Editions
Durée : 03:21
Paroles : Kent
Musique : Kent/Jacques Bastello


Levé matin la salle de bain
Tient dans l'évier tient dans la main
P'tit déjeuner y'a plus de pain
Café debout pour s'mettre en train
Dans les frimas presser le pas
Dans l'autobus se mettre en tas
C'est pas Tokyo ni Calcutta
On fait c'qu'on peut avec c'qu'on a

Bonjour collègue "Ça va la forme ?"
Moi ça va mais faudrait que j'dorme
Sur le bureau des dossiers énormes
À classifier selon les normes
Les heures s'alignent sans éclats
Entre des chiffres et des caouas
C'est pas l'goulag c'est pas Zola
On fait c'qu'on peut avec c'qu'on a

C'est l'heure d'la pause tickets resto
Chez le chinois ou chez Mario
Excusez-moi les gars mais j'suis pas du lot
J'ai un rencard dans un bistrot
J'ai rendez-vous avec une fleur
Qui m'a rencontré par erreur
C'est pas Binoche ni Bassinger
On fait c'qu'on peut avec son cœur

Elle est pour moi tout un programme
Un océan de vagues à l'âme
Je l'aime trop je l'aime au drame
Tant pis si j'y laisse quelques larmes
Elle vit chez elle je vis chez moi
Mais quand on s'ra sous l'même toit
Ça s'ra pas l'Ritz ni le Plaza
On f'ra c'qu'on peut avec c'qu'on a


Thoobett
Durée : 02:54
Paroles : Kent
Musique : Kent/Jacques Bastello


À peine tu me lâches la main
Que déjà tu me manques
À peine cinq minutes montre en main
Que t'es partie
Tu me manques
Je vais tourner en rond
En égrenant les heures
Mal faire mon boulot
À en faire mon malheur
Oublier mes amis
Et que d'autres gens m'aiment
Et raturer des pages
À tenter un poème

Tu me manques
Tu me manques

Tu sais je peux rester prostré
Devant le téléphone
Durant des succédanés d'éternité
En attendant qu'il sonne
Résister à l'envie de t'appeler encore
Une fois de trop et commettre l'erreur
De paraître soumis
À tes moindres soupirs
Quand je sais que tu m'aimes
Parce que je te fais rire

Tu me manques
Tu me manques

Tu manques à mes yeux
Tu manques à mes mains
Tu manques à mon bien
Tu manques à mon mal
Même si tu es là
À un mètre de moi
Les bras le long du corps
Tu me manques encore

Je garde dans mes poches
Les tickets de métro
Que je prends pour venir


Thoobett
Durée : 02:52
Paroles : Kent
Musique : François Bréant


Désinvolte
Le bateau en papier
Voguant sur l'eau de la rigole
Papier de garantie
Lettre d'amour ou de révolte

Désinvolte
Tout finit par aller
Les soucis coutumiers comme les émotions fortes
À la rigole
On en rigole un jour de paradis
Un jour de beau temps on se dit "tant pis"
On ramasse
Mais aussi
On récolte

Désinvolte
La chaussure en vitrine
Qui me fait de l'oeil et me détourne
De mes lamentations
Pour je ne sais plus quelle bricole

Désinvolte
Adieu les états d'âme
Y'a rien qui ne résiste à la saison des soldes
À la casserole
Quand on se laisse aller tout se démode
Cris chagrins regrets colères s'étiolent
Fariboles

Tu te dis
C'est pas sérieux
D'oublier d'être malheureux
Tu fais un noeud à ton mouchoir
Mais tu l'oublies au fond d'un tiroir
Pas de bol

Désinvolte
La mémoire qui fredonne
"La vie en rose" après la peine
Qui voguait dans nos veines
Comme un déchet dans la rigole

Désinvolte
Dans mes nouvelles chaussures
Ma vie à moi se sent déjà un peu plus belle
À la poubelle
Les maux d'hier avant que ceux de demain
La ramènent on va se faire du bien
On ramasse
Mais aussi
On récolte
Désinvolte


Emma productions/Thoobett
Durée : 04:29
Paroles : Kent
Musique : Kent/Jacques Bastello


Tous les mômes veulent devenir des hommes
La cigarette au lieu du bubble-gum
Avoir une auto et mettre la gomme
Être un champion à tous les critériums
Tous les mômes veulent devenir des hommes
Ils nous voient toujours plus beaux que nous sommes
Ils ne se contentent pas du minimum
Vivre et aimer toujours au maximum
Tous les mômes ont une belle idée des hommes
Ils savent nous faire oublier ce que nous sommes
Si on sait redevenir haut comme trois pommes
Chacun de nous pour eux est au summum

Mais l'âge et le temps racolent les petits mômes
Au fil du temps s'adonnent les petits hommes au décorum

Tous les mômes veulent devenir des hommes
Grand comme le plafond du planétarium
Avoir une fusée et mettre la gomme
Tuer les dragons du pandémonium
Tous les mômes ont une belle idée des hommes
Ils n'ont pas besoin de curriculum
Pas besoin non plus de faire un référendum
Chacun de nous pour eux est au summum

Mais l'âge et le temps racolent les petits mômes
Au fil du temps s'adonnent les petits hommes au décorum

Écoute ton cœur de môme qui bat encore
Écoute ce cœur de môme espère encore
Écoute ce cœur de môme jusqu'à ta mort
Jamais jamais n'abandonnera tes rêves de chercheur d'or

Tous les hommes veulent redevenir des mômes
Replonger dans des rêves polychromes
Les genoux couverts de mercurochrome
Médaille en chocolat pour tout diplôme
Tous les hommes ont une belle idée des mômes
Tant pis si sous le lit y'a des fantômes
Si on sait redevenir haut comme trois pommes
Chacun de nous est au summum

Mais l'âge et le temps racolent les petits mômes
Au fil du temps s'adonnent les petits hommes au décorum

Pourtant tu n'aimes pas le décorum
Pourtant ça n'te plait pas le décorum
Pourtant tu n'en veux pas du décorum


Warner Chappell Music France/Thoobett
Durée : 04:53
Paroles : Kent
Musique : Kent/Jacques Bastello


J'aurais préféré une chanson d'amour
Sans un mot déplacé toute en détours
Baignée d'insouciance et sourire en fleur
Mais j'ai comme un haut-le-cœur

J'aime un pays qui a le PAF tout ramolli
Dans ce pays y'a des chanteurs pour l'Arménie
Mais y'a surtout un paquet de béni-oui-oui
Et quand ça chie on n'est pas beaucoup dans le maquis

J'aime un pays pour la liberté d'expression
À condition que ça puisse rapporter des ronds
Tout est permis de Jean-Marie à Khomeyni
Aussi tant pis pour ceux qui croient à tout ce qu'on dit

J'aurais préféré une chanson d'amour
Sans un mot déplacé toute en détours
Baignée d'insouciance et sourire en fleur
Mais j'ai comme un haut-le-cœur

J'aime un pays où tout le monde à la parole
Surtout les jeunes qui aiment bien le rock'n'roll
Celui qui brille celui qui mousse et fait des bulles
Belle jeunesse qui rit quand on l'enfume

Toutoudou toutoutoudou
Toutoudou toutoutoudou
Toutoudou toutoutoudou
Toutoudou toutoutoudou

J'aime ce pays j'y peux rien c'est dans ma nature
Je dis tout ça pour faire le malin ça c'est sûr
Tant pis pour moi si après ça on est en brouille
Mais mon amour tu sauras qu'au moins j'ai les boules

Toutoudou toutoutoudou
Toutoudou toutoutoudou
Toutoudou toutoutoudou
Toutoudou toutoutoudou

J'aime ce pays j'y peux rien c'est dans ma nature
J'aime ce pays j'y peux rien c'est dans ma nature


Emi Music Publishing France
Durée : 03:51
Paroles : Kent
Musique : Kent/Jacques Bastello


C'est une voiture qui brûle sur le flan d'une autoroute
Il n'y aura pas d'océan au bord du mois d'août
Retour à la capitale des gamins qui jouent au foot
Dans le désert d'une impasse à Paris au mois d'août

Dans le quartier délaissé par le surnombre des villes
La vie reprend liberté entre deux automobiles
Les toits changent de couleur sous un soleil déridé
Les rues se marrent de bon cœur dans toutes les langues parlées

On peut à nouveau marcher en sortant les mains des poches
Enfin desserrer les poings enfin se sentir moins moche
Et quelle bénédiction finalement ce contretemps
Cette voiture en fusion c'est la fin d'un châtiment

Et dans le dernier soupir d'un faux-fuyant qui rend l'âme
Éclot déjà le sourire de belles vacances à Paname
Juste des rues et des places des yeux qui tissent une trame
Sur le doré d'un dos nu en vacances à Paname

Le mois d'août est un cimetière ou bien une guerre civile
Ça dépend du bleu des mers des fins de mois difficiles
Les riches partent en croisière dans une saison tranquille
Au front de l'imaginaire du petit monde immobile

À quoi bon pourtant languir sur de lentes autoroutes
À la pêche aux souvenirs sur les plages du mois d'août
Pour se noyer dans la foule quand on rêve d'abordage
Alors que Paris se saoule d'une planète en voyage

Et dans le dernier soupir d'un faux-fuyant qui rend l'âme
Éclot déjà le sourire de belles vacances à Paname
Juste des rues et des places des yeux qui tissent une trame
Sur le doré d'un dos nu en vacances à Paname

Échanger des mots chantés dans un sabir innocent
Oublier d'être méfiant ou bien timide oublier
Tous les conflits politiques au nom de nos territoires
Dans le sillon d'une idylle qui naît sur un trottoir

Et puis le soleil couchant assis au bord de la Seine
Scintillant comme le sang qui bout déjà dans nos veines
Et cette épaule qui touche un point final qu'on redoute
Quelle suite a un baiser à Paris au mois d'août


Thoobett
Durée : 04:43
Paroles : Jacques Brel
Musique : François Rauber


Meridian Editions
Durée : 03:06
Paroles : Kent
Musique : Kent/Jacques Bastello


À vous qui, chaque fois que vous n'êtes pas en r'tard
Achetez ces bouquins vendus sur les quais d' gare
Sachez que vot' fidélité aux yeux fermés
Qui vous fait toujours choisir le même romancier
Cette fidélité vous trahit d'une main allègre
Car cet auteur n'écrit pas, cet auteur a un nègre
C'est un géant habile, oui, mais aux pieds d'argile
Dans l'ombre pour lui un type a du style

C'est moi, l'homme de derrière, l'inconnu volontaire
Qui s'contente d'avoir la rançon sans la gloire
C'est moi, l'homme de derrière qui roule à l'ordinaire
Mais moi j'm'en fous, je n'aime pas la parade
Je préfère les coulisses aux lampions des façades

Une star du moment, féminine absolue
Fait la une des kiosques avec ses peines de cul
Le pays tout entier s'émeut de son malheur
En r'comptant les amants qui l'ont laissée en pleurs
Mais derrière la vitrine du défilé des mâles
Au-delà des oignons aux vertus lacrymales
Se cache sous l'édredon un discret étalon
Qui console la belle avec aplomb

C'est moi, l'homme de derrière, l'inconnu volontaire
Chez qui sonne la douce sans médias à ses trousses
C'est moi, l'homme de derrière, le repos d'la guerrière
Loin des bruits d'alcôve et autres galéjades
Je préfère les coulisses aux lampions des façades

Braves gens qui me croisez sans trop me remarquer
Je tiens à vous prévenir de ne pas vous y fier
Je suis en apparence parfaitement bonasse
De ma coupe de ch'veux au cuir de mes godasses
Mais j'ai un poing levé caché dans ma doublure
Un poing à envoyer au tapis les parjures
Au fond d' moi se recueille et tient le monde à l'oeil
Un zorro virtuel dans un fauteuil

C'est moi, l'homme de derrière, l'inconnu volontaire
Prêt à porter secours mais qui attend son tour
C'est moi, l'homme de derrière, justicier solidaire
Foin des vantardises et des rodomontades
Je préfère les coulisses aux lampions des façades


Thoobett
Durée : 05:25
Paroles : Kent
Musique : Kent/Jacques Bastello


Je me suis cassé un matin
Des fourmis au fond des chaussures
Mon destin dans un sac à dos
Pour lui faire prendre un peu d'air pur
J'ai dit au revoir à mon voisin
Qui lui ménageait sa monture
Investissant en idéaux
Qui finissaient au vide-ordure
Et d'un anémique salaire
Nourri au sein de mes rêveries
J'ai fait un genre de montgolfière
Gonflée au vent de mes envies
Qui m'a fait sauter des frontières
Et qui m'a fait sauter la dalle
Mais m'a rendu riche
Même si j'ai pas trouvé le Graal

Chienne de vie jamais je t'en veux
Plus je vis et plus j'en veux
Chienne de vie jamais je t'en veux
Plus je vis et plus j'en veux

J'suis parti visiter des terres
Pas seulement virginales aussi
Professionelles en la matière
D'en faire voir de toutes les couleurs
J'ai usé des tas de paires de pompes
Au bitume de tas de pays
Sans pour autant que ne s'estompe
Ma fringale d'aller voir ailleurs
Enfouir mes yeux dans les nuages
Dans des cavernes de Cro-Magnon
Au sommet du dernier étage
Ou dans la cave qu'est tout au fond
Rencontrer d'autres personnages
Des saints pères et des têtes de con
Me dire qu'on soit méchant ou sage
On est tous bons
Pour la casserole !

Chienne de vie jamais je t'en veux
Plus je vis et plus j'en veux
Chienne de vie jamais je t'en veux
Plus je vis et plus j'en veux

J'suis parti visiter les femmes
Ces centrales anatomiques
Encaisser leurs coups de foudre
Tester mon pylône électrique
J'ai parcouru à rendre l'âme
Leurs étendues psychédéliques
Sans arriver à me résoudre
À faire un choix antinomique
Parfois mes amours me concassent
La tête et les virilités
À coup de pilon à menaces
Dans le mortier de mon intimité
Mais même si maintenant c'est sous-vide
Qu'il faut aimer sans que ça coûte
Mon cœur n'a pas pris une ride
Je les aime toutes
Plus une bien sûr !

Chienne de vie jamais je t'en veux
Plus je vis et plus j'en veux
Chienne de vie jamais je t'en veux
Plus je vis et plus j'en veux

J'aurai pu visiter les sphères
Anesthésiantes du pavot
Ou de ses consœurs naturelles
Ou de ses confrères de labo
Mais j'étais déjà tête en l'air
À peine sorti du berceau
Aucune raison de faire appel
À de douteux trampolinos
Et puis l'industrie anonyme
Du septième ciel du sixième sens
Qui fait son beurre dans les abîmes
Où plongent les largués de l'errance
Cette industrie je la maudis
Comme l'entreprise de blanchissage
Qui planque ses coffres bien remplis
Dans les alpages

Chienne de vie jamais je t'en veux
Plus je vis et plus j'en veux
Chienne de vie jamais je t'en veux
Plus je vis et plus j'en veux


Warner Chappell Music France/Thoobett
Durée : 03:16
Paroles : Kent
Musique : Arnaud Méthivier


C'est le week-end
Finie la semaine
Allons z'à la campagne
Pour nous refaire
Une santé
Rien d'tel que la campagne
J'prends la glacière
Le pack de bières
Et un bon pain de campagne
Les pataugas
Les chapeaux d'paille
Et battons la campagne

Allons z'à la campagne
Et oublions Paris
Cherchons à la campagne
Le vrai sens de la vie

On a trouvé
Un joli pré
Près de la nationale
Juste à côté
Des voies ferrées
Mais loin de la centrale
Dans un p'tit bois
Après manger
On part faire une balade
Et quand bien même
On est à pied
J'te fais le coup d'la panne

Allons z'à la campagne
Et oublions Paris
Cherchons à la campagne
Le vrai sens de la vie

Allons z'à la campagne
Et oublions Paris
Cherchons à la campagne
Le vrai sens de la vie

Dans quelque temps
Dès qu'on pourra
Quand notre plan-épargne
Sera fini
On se paiera
Une maison d'campagne
Oh je sais
T'as peur de t'ennuyer
Toute seule à la campagne
Sans tes copines ça s'rait le bagne
Bon ben tant pis pour la campagne
Mais

Allons z'à la campagne
Et oublions Paris
Cherchons à la campagne
Le vrai sens de la vie

C'est le week-end
Finie la semaine
Allons z'à la campagne


Warner Chappell Music France/Thoobett
Durée : 02:49
Paroles : Marcel Mouloudji
Musique : Georges Van Parys


Meridian Editions