Panorama Musique de l'artiste Kent,




Panorama

2009

Kent
Kent

Panorama

This album has nothing to do, far from it, with some « best of » or a common « greatest hits ». If most of the songs present in it are covers, they are here revisited A new vision, different, a pretext to re-discover, if it had to be, the singer, the composer and especially the writer Kent is.

The album is a journey which relate the steps of a music life, from the beginning with the rock group Starshooter to the songwriter of nowadays. Arthur H, Dominique A, Agnès Jaoui, Barbara Carlotti and Suzanne Vega perform superb duos.

Here is also three unreleased titles Panorama, Une ville à aimer and Cash, a song dedicated to Johnny Cash.

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Credits

Kent : voix, guitares acoustiques et électriques
Ludovic Bruni : guitares acoustiques et électriques
Antonin Leymarie : batterie, percussions
Fred Pallem : guitares acoustiques, basse, piano, chamberlain, orgue
Gerry Leonard : guitare électrique sur "Juste quelqu'un de bien"
Panorama :
Denis Benarrosh : percussions
Calogero : piano, guitares électriques, basse
Pierre Jaconelli : guitares acoustiques
Enregistré et mixé par Bertrand Fresel assisté de Frédéric Deces au studio + 30
sauf "Panorama" enregistré par Calogero et Jean-Philippe Shevingt au studio Nina Productions sous la direction artistique d'Eric Lopez
Mixé par Dominic Blanc-Francard au studio Labomatic
Réalisation Bertrand Fresel, Fred Pallem & Kent
sauf "Panorama" réalisé par Calogero
Participation duos : Arthur H, Barbara Carlotti, Dominique A, Agnès Jaoui & Suzanne Vega
(c) Photos et artwork : Sylvain Gripoix
(p) & (c) Thoobett 2009

Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Kent Cokenstock


Du boucan dès 7 heures du matin
Des gosses qui crient chez les voisins
Des ascenseurs qui tombent en rade
Des graffitis plein les façades

Des sirènes qui passent en trombe
Des pigeons qui bouffent des colombes
Des filles qui tanguent sur des aiguilles
Attirées par tout ce qui brille

Donnez-moi
Donnez-moi
Une ville à aimer

Donnez-moi des nuits polygames
De la bohème sur macadam
Des corps hachés au stroboscope
Des trottoirs aux mœurs interlopes

Des bars de nuit et des barbares
Des imbéciles qui jouent les stars
De l'illusion plein les narines
Du CO2, d'l'adrénaline

Refrain

Bien sûr le silence, la nature
Les sommets saturés d'air pur
Le retour à la source du paradis
Comme c'est beau
Comme je m'ennuie

Donnez-moi des fleurs citadines
Des tranches de ciel dans les vitrines
Des vélos, des taxis, des métros, des scooters
Des millions d'hallucinés qui reprennent en chœur

Refrain

Emma Productions / Editions Thoobett
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : J.P. Bucolo/G. Augier


Tu vois le froid dehors
La pluie qui s'énerve
Les autos qui se dévorent
Pour un accord de rouge et de vert
Tu vois c'est là que j'habite
Été comme hiver
Y'a des jours qui mettent en fuite
Et des jours qui font du Prévert

Un peu de Prévert
Dans ma rue mon univers
Un peu de Prévert
Dans mon sang dans ma chair
Un peu de Prévert
Sur nos cœurs endoloris
Un peu de Prévert
Aux enfants d'ici
Et du paradis

Tu vois ces gens qui rongent
Leurs peaux de chagrin
Changent les songes en mensonges
En se disant que tout ira bien
Tu vois ce sont mes rencontres
Mais je suis sévère
Y'a des gens qui font des comptes
Et des gens qui font du Prévert

Un peu de Prévert
Dans ma rue mon univers
Un peu de Prévert
Dans mon sang dans ma chair
Un peu de Prévert
Sur nos cœurs endoloris
Un peu de Prévert
Aux enfants d'ici

Un peu de Prévert
Dans ma rue mon univers
Un peu de Prévert
Dans mon sang dans ma chair
Un peu de Prévert
Sur nos cœurs endoloris
Un peu de Prévert
Aux enfants d'ici
Et du paradis

Emma Productions / Editions Thoobett
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Kent Cokenstock/Jacques Bastello


Je suis un kilomètre et je suis un quartier
Autour de mon nombril
Oriental de Belleville
Cuir doré du Sentier
Cadavre exquis au Père-Lachaise
Remords vivant en Gare de Lyon
Saint-Martin champion d'aviron
Saint-Denis marchandeur de baise

Je suis dix kilomètres et je quitte la ville
Sur son périphérique
En bretelles concentriques
Arène automobile
Banlieues grisâtres au sang mêlé
Petits pavillons à lucarnes
Maisons repues en bord de Marne
Aéroport dans la foulée

Je suis cent kilomètres et je suis la province
Verte sous la carlingue
Indifférente au zinc
Souligné d'un trait mince
Paysage encore épargné
Où l'industrie fait ses besoins
Entre des prés et des sapins
Et voit l'avenir en fumée

Je suis mille kilomètres et je suis étranger
À ce que je traverse
Un objet de commerce
En devises ciblées
Je n'entends plus de gens qui causent
J'entends des sons qui s'harmonisent
J'entends des rumeurs imprécises
Je tends à m'éloigner des choses

Editions Thoobett/Warner Chappell
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Calogero


J'ai des volcans de colère
Une mer de la tranquillité
Des rivières de larmes amères
Un rire à fleurir des vallées

J'ai des jardins de tendresse
Des recoins de baisers volés
Des falaises au bord de l'ivresse
Des regrets qui font la marée

Viens viens
Dans mon panorama
Viens viens
Je t'attends dans mon panorama

J'ai des souvenirs en cascade
Une île dans la solitude
De l'insouciance en promenade
Un vague à l'âme dans les Bermudes

J'ai des déserts paradisiaques
Et des enfers de volupté
Un monstre noir au fond d'un lac
Et l'ironie dans un bosquet

Refrain

J'ai la mémoire en Acropole
Une réserve naturelle
Un désespoir au-dessus des pôles
Et l'espérance au pied du ciel

J'ai un océan à franchir
Pour un continent inconnu
Es-tu prêt à le découvrir
Le regard vierge et les mains nues
Refrain

Éditions Thoobett / Warner / Les Poupées
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Kent Cokenstock/Jacques Bastello


Tous les mômes veulent devenir des hommes
La cigarette au lieu du bubble-gum
Avoir une auto et mettre la gomme
Être un champion à tous les critériums

Tous les mômes veulent devenir des hommes
Ils nous voient toujours plus beaux que nous sommes
Ils ne se contentent pas du minimum
Vivre et aimer toujours au maximum

Tous les mômes ont une belle idée des hommes
Ils savent nous faire oublier ce que nous sommes
Si on sait redevenir haut comme trois pommes
Chacun de nous pour eux est au summum

Mais l'âge et le temps racolent les petits mômes
Au fil du temps s'adonnent les petits hommes au décorum

Tous les mômes veulent devenir des hommes
Grand comme le plafond du planétarium
Avoir une fusée et mettre la gomme
Tuer les dragons du pandémonium

Tous les mômes ont une belle idée des hommes
Ils n'ont pas besoin de curriculum
Pas besoin non plus de faire un référendum
Chacun de nous pour eux est au summum

Refrain

Écoute ton cœur de môme qui bat encore
Écoute ce cœur de môme espère encore
Écoute ce cœur de môme jusqu'à ta mort
Jamais jamais n'abandonnera tes rêves de chercheur d'or

Tous les hommes veulent redevenir des mômes
Replonger dans des rêves polychromes
Les genoux couverts de mercurochrome
Médaille en chocolat pour tout diplôme

Tous les hommes ont une belle idée des mômes
Tant pis si sous le lit y'a des fantômes
Si on sait redevenir haut comme trois pommes
Chacun de nous est au summum

Refrain

Pourtant tu n'aimes pas le décorum
Pourtant ça n'te plait pas le décorum
Pourtant tu n'en veux pas du décorum

Editions Thoobett/Warner Chappell
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Jean Clerc


Ça m'disait rien du tout
D'aller avec des copines
Danser comme un fou
Comme ça pendant toute la nuit
J'n'ai pas résisté
Elles m'ont dit tu vas craquer
Une fois arrivés
Elles ne s'étaient pas trompées

J'n'ai jamais vu ça, moi
Une villa comme ça
J'n'ai jamais vu ça, moi
Une fille comme ça

Et j'ai dansé
Je m'suis défoncé
Comme un rocker endiablé
Oui mais sans arrêt
Je regardais cette beauté
Elle me souriait
J'n'arrivais pas à parler
Puis elle est sortie
Alors là je l'ai suivie

J'avais l'air de quoi là
Face à une fille comme ça
J'avais l'air de quoi là
À rougir comme ça

Betsy Party Ha Ha
Betsy Party Ha Ha
Betsy Party Ha Ha
Betsy Party Ha Ha

J'étais intimidé
Elle m'a dit
J'm'appelle Betsy
Elle a rigolé
Et les étoiles sont tombées
J'voulais m'en aller
Mais elle m'en a empêché
On a trébuché
Et sur moi elle est tombée

J'n'ai jamais eu ça, moi
Une chance comme ça
J'n'ai jamais eu ça, moi
Une fille comme ça
Refrain

Éditions Ste Clouseau Nouv.
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Thierry Romanens


Je vais te parler de Johnny
Mais pas celui que tu crois
Il vivait aux Etats-Unis
Sa vie fut une affaire de choix
Il était habillé de noir
Un visage taillé à la hache
Chantait voûté sur sa guitare
Il s'appelait Johnny Cash

L'homme en noir avait un frère
Qui est mort pour un dollar
D'un coup de scie circulaire
En plein cœur de l'espoir
Il a fui les champs de misère
Pour une existence à l'arrache
La vie, faut pas la laisser faire
Si tu veux qu'elle te paie cash

Bientôt l'Amérique entendit
La voix de l'homme et ses paroles
Qui racontaient les insoumis
Les rebelles et les nuits d'alcool
Avec le King et Jerry Lee
Il parcourut sans relâche
Les routes des Etats-Unis
Jusqu'à ce que son cœur lâche

Trop d'alcool et trop de speed
Le succès peut être un enfer
L'amour aussi faisait le vide
L'homme en noir aimait June Carter
Elle le sauva de la folie
Et son cœur se remit en marche
Il retrouva goût à la vie
Il survécut à son crash

Le pénitencier de Folsom
Les champs de coton d'Arkansas
La Maison Blanche à Washington
Il a partout laissé des traces
Quand June est morte, il la suivit
Sur Terre il n'avait plus d'attache
L'homme en noir près de Jésus-Christ
Oui, c'est bien lui, c'est Johnny Cash

Editions Thoobett/Warner Chappell
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Jean Clerc


Un péteux dans une main et demain c'est Noël
C'est une attaque à main armée, où est la caisse ?
Donnez-moi les talbins et surtout pas d'appel
Ne criez pas ou bien la gâchette je la presse
Il a crié alors j'ai tiré

Encore un trou noir dans ma romance en forme de passoire
Faut des rustines pour ma mémoire
Et comme par les fenêtres borgnes d'un hôtel de passe noir
Je vois qu'il faut clamser avant d'être complèt'ment j'té
Un cobaye pour les psys du Vinatier

Aujourd'hui c'est demain aujourd'hui c'est Noël
Drôle d'être assassin le jour de la Grand-messe
Sur ton cou mon surin et nous deux dans l'hôtel
Laisse faire mes mains laisse faire le temps presse
Elle a crié alors j'ai tué

Encore un trou noir dans ma romance
En forme de passoire
Faut des rustines pour ma mémoire
Et comme par les fenêtres borgnes
D'un hôtel de passe noir
Je vois qu'il faut clamser
Avant d'être complèt'ment j'té
J'aim'rais revoir la mer avant d'être aux enchères
Avant de voir ma tête rouler par terre

Le jour du lendemain un morceau de métal
Et le doigt d'une main crispé sur la virgule
Dans un excès soudain la balle qui l'accule
Le jour du lendemain Léo se fait la malle

Editions Clouseau Nouv.
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Jacques Bastello


Moi qui voulais de l'aventure
Qui m'ennuyais à tout prix
Aujourd'hui j'peux dire que j'suis servi
Par ta lettre de rupture

J't'ai souvent dit des injures
Tu m'en as fait voir aussi
Il faut faire avec comme on dit
N'empêche que là c'est un peu dur

Il faut se dire adieu
Se dire au revoir
Ça dépend des dieux
Au revoir adieu

J'suis pas certain d'être mûr
Pour apprécier l'raccourci
Que tu m'fais prendre entre nous soit dit
J'aurais préféré l'usure

C'est la première fois je le jure
Qu'être positif ça me nuit
Mais si c'est Élisa qui le dit
J'me perds pas en conjectures

Refrain

Il y a une chose qui est sûre
J'y reconnais mes amis
Ceux qui s'indignent ceux qui s'enfuient
Ceux qui se signent et murmurent

Mais avec le noyau dur
Ceux qui restent à mon sursis
Je vais te bouffer ô ma vie
J'boufferais même tes épluchures

Refrain

Editions Thoobett/Warner Chappell
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Kent Cokenstock/Jacques Bastello


On aurait dit Jésus
Avec un walkman
La pâleur aspirine
La frime et puis plus rien
Narcisse du macadam
Dans le métropolitain
Dans le métropolitain

Des sons comme des épines
Autour de la tête
Un mouvement immobile
Le regard dans l'éther
Et la fille dans sa main
Dans le métropolitain
Dans le métropolitain

Elle c'était plutôt
Chabadabada chabadabada
Un homme et une femme
J'aurais promis des bateaux-mouches
Pour devenir l'eau de sa bouche
Dans le métropolitain
Dans le métropolitain

Elle s'est soudain évaporée
Dans le souterrain
Et puis plus rien
Dans le métropolitain
Dans le métropolitain

J'aurais aimé être un cheval
Monté par celle qui fait du bien
Oublier tout ce qui me fait du mal
Dans le métropolitain
Lumière d'escalier mécanique
Du vent cintré dans le col de chemise
Un courant d'air en tranches de bise
Avant le trottoir délétère
Avant le malaise ordinaire
Et puis plus rien
Plus de métropolitain
Plus de métropolitain

Elle parasite ma solitude
Ma cavalière mon hébétude
Moi le cheval épicurien
Chez l'épicier chez la libraire
Vidéoclub
Et puis plus rien
Plus de métropolitain
Plus de métropolitain

Editons Thoobett
Lyrics : Philippe Danière
Music : Jean Clerc


Des week-ends à n'en plus finir
Des dimanches longs à mourir
Sans soleil, ni oseille
Juste un trottoir pour les loisirs
Juste des disques et des désirs
Qu'on monnaie, qu'on monnaie
Qu'on monnaie

Il était toujours dans la mouise
Préférait l'garage à l'église
À Prévert ou Baudelaire
Il rêvait d'autos et d'amplis
De batteries et de rallyes
Les nuits dans son sommeil

Et les uns se marient
Les autres s'enfuient
Mais pas lui, pas lui
Chacun a sa vie
Qui lui réussit
Mais pas lui, pas lui

C'était au mois de mai
C'était au mois de mai
C'était au mois de mai
Mois de mai

Il voulait plus de son garage
Qui lui donnait plus que son âge
Ce jour-là, sans soleil
Il voulait juste que je l'emmène
Homme à tout faire derrière la scène
Du manège, du manège

Je n'avais pas de place
J'étais dans la poisse
En ce temps-là, ce temps-là
Je promis un futur
De meilleur augure
Pour plus tard, plus tard

Refrain

Rarement heureux, toujours malade
Toujours avec des filles trop fades
Sans soleil au réveil
Se disait-il quand je passais
Dans sa télé sans l'faire exprès
« Quel fumier … Quel fumier ! Quel bordel ! »

Il a fallu, il a fallu
Il a fallu, il a fallu son accident
Pour que je m'en souvienne
Je m'en souvienne
Et là j'ai vu, j'ai vu
Que je pourrais l'aider maintenant
Quelle déveine quelle déveine
L'a jamais eu de veine
Non, l'a jamais eu de veine
L'a jamais eu de veine
Ho non, non, non
S'éteindre au mois de mai

Editions Clouseau Nouv.
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Jacques Bastello


J'aimerais que tu te balances
Encore un peu dans l'insouciance
Ne cède pas à la méfiance
J'aimerais que ça se prolonge
Plutôt que de jeter l'éponge
Même si tu me paies en mensonges

Mais l'amour se lasse de tout
Des coups durs comme des mots doux

Reste encore
Je te jure que je vaux tous les efforts
Je te jure que je serai beau et fort
Si tu veux rester encore

J'aimerais encore faire l'amour
M'oublier dans tous les détours
De ton corps et de tes contours
J'aimerais encore faire le con
Encore te couvrir de visions
Éviter cette collision

Mais si le cœur a ses raisons
La raison a toujours raison

Reste encore
Je te jure que je tuerai tes remords
Je te jure que tu me diras alors
Que tu veux rester encore

Reste encore
Je te jure que je vaux tous les efforts
Je te jure que je serai beau et fort
Si tu veux rester encore

Reste encore
Je te jure que je tuerai tes remords
Je te jure que tu me diras alors
Que tu veux rester encore

Reste encore
Reste encore

Éditions EMI Songs – LA CILE
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Romain Didier


Qu'est-ce qu'on attend de nous
Tu parles d'une question
Quand on paraît si mou
Devant la conviction
Que c'est bien d'être un homme
Qu'est-ce qu'on attend d'un homme
Toujours un peu plus sourd
À ce qui tient en éveil
Et se lève tous les jours
Oublieux de la veille

Qu'est ce qu'on attend de mieux
Au bar d'un TGV
Sur un quai de banlieue
Avant la mise à feu
D'une grève ferroviaire
La vie est un cadran
Un rond de camembert
A nonante-neuf pour cent
De matière ordinaire

Il y a des roses il y a des ronces
Y'a du piquant dans la réponse

Qu'est-ce qu'on attend de nous
C'est qui nous c'est qui on
À quel âge on s'en fout
De toutes ces questions
Qui nous prennent le cigare
Un jour on en a marre
On préfère le silence
C'est la peur du hasard
Qui choisit le bon sens
Et vient fermer les stores

En attendant la mort
On va se faire l'amour
Qui nous donne un peu plus
Mais on en fait le tour
En trouvant des astuces
Qu'est-ce qu'il attend de moi
Qu'est-ce qu'elle attend pour dire
Qu'il faut bien faire un choix
Dans la joie du moins pire

Refrain

Qu'est-ce qu'on attend de moi
Qui rue dans les brancards
M'en prenant à la loi
La morale aux abois
Armé d'une guitare
Qu'est-ce que j'attends au fond
Cassandre en promotion
Dénonçant les appels
À la résignation
Qui font baisser les ailes

Dans cette catégorie
Il faut être un champion
Plus vous faites du bruit
Plus vous avez raison
On vous ouvre les portes
La foule vous transporte
Elle vous dit "bravo
Soyez notre gourou
C'est ce qu'on attend de vous"

Refrain

Qu'est-ce qu'on attend de fort
En passant à la banque
En allant faire du sport
En battant des records
En faisant le saltimbanque
Après la mise au monde
Avant la mise au trou
Sur cette mappemonde
Qu'est-ce qu'on attend de nous



Editons Thoobett
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Arnaud Méthivier


Une nuit dans un rêve j'ai vu ce qu'est la vie
Un chemin dans la savane sous un ciel insoumis
Jalonné de boutiques où derrière des vitrines
Brillent des porcelaines ornées d'opaline

Belles porcelaines aux tendres harmonies
Vases délicats de promesses sertis
Que deux éléphants cherchant à se rejoindre
Brisent en morceaux en tentant de s'étreindre
Ce sont nos amours, ces vases en équilibre
Entre la passion et l'envie d'être libre
Nous, les éléphants, maladroits empotés
Traversons des vies jonchées de pots cassés

Moi, qui suis jeune à voir, qui suis jeune à vivre
Qui veut des lendemains en peinture naïve
Comment puis-je bien croire que sous mon épiderme
Se cache le cœur lourd d'un pauvre pachyderme

Triste pachyderme qui remue de la tête
En pleurant le vase qu'il a réduit en miettes
Ses trop grosses pattes cherchent à recoller
En le caressant le beau vase brisé

Refrain

Et pourtant je connais bien des pièces de musée
Qui durent toute une vie sans même s'ébrécher
Certains éléphants disent : "Y'a pas de mystère
Un vase aussi parfait, ça sent le faussaire"

Pour un coup de cœur devenu coup de tête
L'objet de valeur passe par la fenêtre
Brisé le ménage au pied d'une table rase
Mort à la brocante le plus joli des vases

Refrain

Editions Thoobett/Warner Chappell
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Kent Cokenstock


Tu t'en vas chaque jour
À chaque anniversaire
Je vois mieux tes contours
Tu vois mieux tes repères
Tu changes sans changer
Tu tournes autour du thème
Celui qu'on a aimé
Est bien celui qu'on aime

Nous découvrons en chœur
Au vent des expériences
Que perd ton cœur en fleur
Les pétales de l'enfance
Moi, je fais de mon mieux
Sur le temps que tu gagnes
Pour rester dans le jeu
Sans trop tomber en panne

Je pense trop déjà
Sur l'air d'une tristesse
A quand tu t'en iras
Déjanter ta jeunesse
Tenter les interdits
Dont je t'ai fait la liste
J'aurais peur de tes nuits
De déséquilibriste

Tu seras mon contraire
Quand je fus ton semblable
Je serai l'ordinaire
L'ennui du confortable
Faudra que je patiente
Un temps donné trop long
T'auras la veine ardente
Moi, j'aurai mes raisons

On s'fera des histoires
On s'couvrira de givre
Tu n'voudras plus me croire
J'f'rai semblant de te suivre
L'entente reviendra
On rangera les armes
On repartagera
Des rires et quelques larmes

Tu prendras la voiture
Pour balader des filles
Tu feras bonne figure
Dans une autre famille
Et parfois les dimanches
Au petit-déjeuner
Sortira de ta chambre
Une exclusivité

Tu es le grand mystère
Que je connais le mieux
Le genre de courant d'air
À vous piquer les yeux
Quand traîne le regard
Sur un geste surpris
Qui libère du mitard
La mémoire endormie

Nous saurons tout nous dire
Sans trafiquer les mots
Sans même rien nous dire
Un clin d'œil et banco
Et du même œil ouvert
Clôturant l'épigramme
Tu verras que ta mère
Est aussi une femme

Editions Thoobett/Warner Chappell
Lyrics : Philippe Danière
Music : Jean Clerc


La journée commence dans les vestiaires
À trois dans le même casier
La dernière clope écrasée
Le film à la télé
Et la nana d'la veille qu'on s'est baisée
Ça continue dans les ateliers
Où ça sent bon le lubrifiant
Et les profs chiants
Et histoire d'rigoler
On fout des copeaux d'acier
Dans la chemise du mec un peu trop zélé

La journée se poursuit à la cantine
Avec les filles du textile
Et puis c'est la récré
Et ses chiottes enfumées
Et les cours de techno qui font gerber
Enfin à la sortie
L'anatomie comparée
Des meules gonflées
Et les promesses d'un week-end
Où l'on va se marrer
Et la fin du week-end où il s'est rien pass

Editions Clouseau Nouv.
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Jean Clerc


L'homme du Havre
(Kent Cokenstock)
Éditions Thoobett

Havre de paix enduit de nicotine, enluminé de singles d'outre 60's ondoyants autour de l'antre d'un juke-box.
L'homme accroché au Graal de verre de son paradis vineux repousse les flèches du cadran qui lacèrent son indolence et le jetteront tôt ou tard sur le trottoir, hors de sa bulle neigeuse, sur le tapis roulant d'un futur hagard.
Dehors des jambes cisaillent le temps qu'aucune immobilité ne corrompt.
La vie est une musique qu'improvise l'humanité rendue à ses tâches. Quiconque ralentit le pas ou bien s'arrête, sort du tempo et se désaccorde en dissonance nuisible.
L'homme du havre se rêve pierre, arbre, totem, réfractaire à la chair insolente.
Son avenir n'existe pas, il est au présent incessant. Son passé est à mille verres de là.
Son sourire se veut murmure, son murmure se veut sermon, ses sermons sont des soliloques, des paroles en loques.

L'homme du havre est un disque rayé qui creuse le sillon qu'il ne quittera plus jusqu'à s'y enterrer. Une tape dans le dos relance sa chanson, couplet, refrain, couplet, pont, shunt. La voix s'amenuise dans la rumeur de fond. Une autre pièce dans la machine, un autre verre dans le buffet et le sillon revient, fêlure, refuge anesthésique.

Congas & maracas

Congas et maracas
Licencié je m'en fous
Ce soir je fais la malle
Ce soir je suis gourou
Plus travail moi danser
Patron plus m'engueuler
Ce soir tout oublier
Demain je m'oublierai

Ce soir je serai noir
Danseur néo-zazou
Whisky-coca pour toutes
J'ai des chèques en bambou
Demain moi plus pointer
Je vais jeter mes clous
Sur la musique danser
Même si je finis au trou

Congas et maracas
Hou Hou Hou Hou Hou
Congas et maracas
Hou Hou Hou Hou Hou
Congas et maracas
Hou Hou Hou Hou Hou
Congas et maracas

Congas et maracas
Consommez, je paie tout
Ce soir on m'écoute
Ce soir je suis gourou
Vêtu en dieu vaudou
Suivi par des zoulous
Dans la cité des coups
Capitale des loulous

On va danser partout
Sur les toits des autos
Dans la jungle des roues
Oublier les verrous
J'ai plus d'emploi du temps
J'ai plus d'emploi du tout
Mais demain par les égoûts
Direct à tombouctou

Refrain

Congas et maracas
Licencié je m'en fous
Ce soir je fais la malle
Ce soir je suis gourou
Demain moi plus pointer
Je vais jeter mes clous
Sur la musique danser
Même si je finis au trou

Congas et maracas
Et moi tout oublier
Les écrous les tabous
Moi tout faire twister
Pas besoin d'être fou
Pas besoin d'être saoûl
Danser un point c'est tout
Sur des rythmes vaudous
Refrain

Éditions Ste Clouseau Nouv.
Lyrics : Kent Cokenstock
Music : Kent Cokenstock


Debout devant ses illusions
Une femme que plus rien ne dérange
Détenue de son abandon
Son ennui lui donne le change
Que retient-elle de sa vie
Qu'elle pourrait revoir en peinture
Dans un joli cadre verni
En évidence sur un mur

A wedding in technicolor
A couple dressed up in pastel
Some easy money, earned enough
For little monthly gifts, as well
She had a dream, like anyone
That she could some day meet a big star
But now that dream has disappeared
She only hopes that she's been, so far...

Juste quelqu'un de bien
Quelqu'un de bien
Le cœur à portée de main
Juste quelqu'un de bien
Sans grand destin
Une amie à qui l'on tient
Juste quelqu'un de bien
Quelqu'un de bien

I lean my life over the edge
I see the desert sand below me
The engine's growling has been cut
And I'm afraid no one can show me
The answers to my questions rising
In the burning sun of morning
I'm falling through the air and hanging
I hear only sounds of warning

J' dis bonjour à la boulangère
Je tiens la porte à la vieille dame
Des fleurs pour la fête des mères
Et ce week-end à Amsterdam
Pour que tu m'aimes encore un peu
Quand je n'attends que du mépris
À l'heure ou s'enfuit le Bon Dieu
Qui pourrait me dire si je suis

Refrain

J'aime à penser que tous les hommes
S'arrêtent parfois de poursuivre
L'ambition de marcher sur Rome
Et connaissent la peur de vivre
Sur le bas-côté de la route
Sur la bande d'arrêt d'urgence
Comme des gens qui parlent et qui doutent
D'être au-delà des apparences

Juste quelqu'un de bien
Quelqu'un de bien
With her heart still in her hand
Juste quelqu'un de bien
No fate so grand
She could be your closest friend
Juste quelqu'un de bien
Quelqu'un de bien

Warner Chappell