Journal de Kent Artiste chanteur, écrivain et illustrateur français  



Au fil du temps

Se faire entendre dans le tumulte

Quartidi 24 Brumaire CCXXVI
(mardi 14 novembre 2017)

 

Pour moi, chaque concert d'une tournée a son importance. Vous pourriez en douter à voir le battage que l'on fait pour une date à Paris en comparaison d'une autre en province. Mais on y est bien obligé. À Paris, la concurrence est sévère et l'humeur des échotiers fait la pluie et le beau temps sur le reste du pays. Tous les artistes régionaux le savent. Cent concerts exceptionnels en province ne vaudront jamais une soirée parisienne réussie pour faire parler de soi. C'est injuste. C'est comme ça.
C'est pourquoi je te dis, public chéri du reste du monde, n'en prend pas ombrage. Je me comporte sur n'importe quelle scène comme je me comporte à Paris. Je m'y sens même souvent plus détendu sans la pression médiatique de la capitale.
Beaucoup d'entre vous s'étonnent de ne pas me voir programmer dans leurs villes et s'en agacent. Je m'en agace aussi. Je n'en suis pas responsable. J'ai un producteur de spectacles qui me propose à des lieux, si je n'y passe pas, c'est que je ne les intéresse pas. Comment les intéresser ? En passant à la télé, à la radio, en devenant la coqueluche du moment. Donc en faisant du battage. Il n'y a pas de secret. Le battage est beaucoup affaire de moyen. Lorsqu'on choisit de travailler en indépendant, la tâche n'est pas aisée. On n'a pas la caillasse pour se faire mousser avec un marketing invasif.
Reste le bouche à oreille, le téléphone arabe, le buzz et les réseaux sociaux. Alors allez-y, si vous avez passé une excellente soirée en ma compagnie, chantez-le sur tous les toits, exprimez-le à verve débridée !
Je souhaite que cette tournée ouvre toute sa voilure durant les mois à venir. Il y a longtemps que je n'avais pas ressenti une telle connivence avec le public. Cela faisait bien dix ans que je n'avais pas joué avec un groupe, je crois que ça vient de cela. Les chansons sont moins ascétiques. Elles font la fête. Et nous avec. Oyez ! Oyez !