Journal

Album Panorama

Mercredi 15 avril 2009



Excellente matinée. On met rapidement en boîte MÉTROPOLITAIN puis RESTE ENCORE. Pause sandwich au soleil sur un banc des Buttes-Chaumont en compagnie de Jil Caplan et Marie Planeille qui photographie les séances.



Arthur H est avec nous cet après-midi pour BETSY PARTY. Contrairement au duo avec Barbara, ici, pas de longue répétition préparatoire pour des harmonies vocales en dentelle. Tout doit passer dans l'énergie spontanée, comme si Arthur me rejoignait sur scène à l'improviste. Et ça se déroule ainsi. Le morceau dégage une joie contagieuse et la voix d'Arthur est exactement ce qu'il fallait pour lui apporter un nouvel attrait.



Comme avec Barbara, fi des politesses, nous nous devons d'enchaîner les chansons, quand bien même le rythme soutenu de travail me laisse penser désormais que nous aurons le temps de tout faire. Au revoir Arthur et Betsy, bonjour J'AIME UN PAYS. Le piège de la chanson incontournable. Depuis des mois, j'argue du fait que le disque n'est pas un Best of commun, compilant des tubes, mais un panorama de ce que j'ai été, de ce que je suis intimement à la lumière d'aujourd'hui. Sinon autant mettre bout à bout les versions originales. Mes partenaires « commerciaux » me demandent quand même de tenter le coup avec J'AIME UN PAYS. C’est un peu mon Gérard Depardieu, nécessaire à l’affiche. Mais, dès les premières prises, on se rend vite compte qu'il y a une incompatibilité rythmique entre Fred et moi, que nous n'avons pas décelée en concert, privilégiant le joyeux bordel à la rigueur musicale. En gros, je pense le morceau en binaire et lui en ternaire. Je joue européen et lui américain. L'écoute impartiale du studio ne pardonne pas cette mésentente. Nous n'arriverons pas à l'enregistrer ensemble. Comme il est tard, nous remettons l'ouvrage à demain. Je suis contrarié par ce contretemps et le problème soulevé. Ce soir encore, j'aurais aimé que l'équipe dîne ensemble pour nous voir autrement qu'en bêtes de somme. Mais tout le monde a des obligations. J'arrache un apéro de justesse qui me rend plus mélancolique qu'autre chose. La maison vide, le frigo qui maigrit faute d'avoir le temps de faire les courses n'arrangent pas mon humeur. Bien que je commence à accuser la fatigue du travail soutenu, j'ai du mal à aller me coucher et me laisse trimballer dans les méandres de l'Internet à la recherche de rien jusqu'à l'exaspération.