Journal

Album Panorama

Samedi 11 avril 2009



10h. Nous allons démarrer sensiblement tous les jours au même horaire. Fred Pallem est là. Antonin Leymarie aussi. Antonin est batteur ; il est venu avec tout un bazar qui va de la grosse caisse d'harmonie à la boîte en bois remplie de coquilles de moules. Beaucoup de temps perdu à tenter un son de batterie conventionnelle. C’est absurde et agaçant. Cela n'est pas du tout approprié aux chansons telles qu'elles sont conçues. Mais l’erreur est tellement humaine…
Il est 16h lorsque nous enregistrons enfin le play-back de UNE VILLE À AIMER, l'une des trois nouvelles chansons de l'album. Nous enchaînons avec AU REVOIR ADIEU qui baigne dans la même ambiance sonore que le précédent. Puis on tente ON A MARCHÉ SUR LA TERRE où Fred galère avec le son de sa Gretsch. On tourne le titre, mais bof…



Il est déjà 21h, je n'ai pas vu passer la journée. Je rentre chez moi, talonné par l’angoisse de ne pas y arriver. À la maison, je suis seul. Je revois un épisode du DÉCALOGUE de Kieslowsky : TU NE TUERAS POINT. Bizarrement la désespérance polonaise du film est tellement belle qu'elle calme mes états d'âme.