Journal

Journal berlinois

Jeudi 11 juin 2009



Aujourd’hui le temps est beaucoup moins incertain qu’hier. Il pleut vraiment des trombes d’eau. Entre deux averses, je vais prendre un petit-déjeuner/relevé de courrier au Morena. Le resto est bondé. Les gens qui, d’habitude consomment dehors, s’entassent dans la salle à cause de la pluie et du froid.
Entre deux autres averses, je me rends à l’Institut pour la balance du concert de ce soir. La salle est au quatrième étage de l’Institut. C’est un espace très agréable qui peut contenir environ soixante-dix sièges. Un très beau bar au fond accueille le public à la fin du spectacle et donne au lieu une ambiance de cabaret. Bien que le déploiement technique soit modeste – un piano à queue et une guitare acoustique -, nous nous débattons un bon moment avec une sono récalcitrante et ma guitare qui fait des siennes. Tout finit par s’arranger. La salle se remplit et après un discours de Carine Delplanque, directrice de l’Institut Français, et une introduction de Katrin Schielke, le concert peut commencer. Nous allons jouer une heure et demie sans voir le temps passer. Je suis tout à cette formule originale pour moi. Nous jouons beaucoup d’extraits de L’HOMME DE MARS car ils se prêtent bien à cela. Les arrangements de piano de Marc Haussmann sont parfaits. Il fait des interventions superbes dans MÉTROPOLITAIN et dans CASH. Quand je peux, j’introduis les chansons en allemand. Corinne Douarre et Boris Steinberg me rejoignent pour assurer les chœurs de J’AIME UN PAYS que l’on enchaîne avec une version franco-allemande en trio de JE SUIS UN KILOMÈTRE. Ils reviendront au rappel chanter avec moi LA NOSTALGIE DE L’AVENIR. Je joue OMBRE BERLINOISE pour la deuxième fois en public.



Après le concert, je retrouve des personnes que j’ai croisées durant mon séjour. Des habitués du lieu me diront qu’ils n’ont jamais vu une telle ambiance ici. J’en suis ravi. Carine Delplanque nous emmène dîner en petit comité dans une brasserie toute proche, sur Kurfürstendamm. Tout le monde est très content et l’on se demande comment trouver une suite à cela.