Journal

Album Panorama

Jeudi 2 juillet 2009



photo Bertrand Fresel Dernier jour de prises au studio Plus XXX. La journée est réservée essentiellement à Dominique A et la chanson JE SUIS UN KILOMÈTRE. Dominique est venu avec sa guitare et des CDs d’arrangements concoctés chez lui. Malheureusement nous découvrons avec surprise que la plupart des fichiers n’ont pas été gravés sur les CDs. Dominique nous explique que son enregistreur numérique a rendu l’âme en surchauffant durant la manipulation. Pas grave. Nous avons dans le studio tout ce qu’il faut pour rattraper le coup. Notamment le bon vieux Chamberlin de David Bowie qui séduit quiconque joue une seule note sur son clavier. De… de… David Bowie ?!? Voui. Lorsqu’en 1976 David Bowie débarque au studio d’Hérouville pour enregistrer avec Iggy Pop, il a aussi apporté avec lui le vénérable Chamberlin qui résonne sur sa trilogie berlinoise – Berlin, one more time. Il est reparti sans. Des années plus tard, le jeune Bertrand Fresel en a fait l’acquisition et c’est ainsi qu’on peut l’entendre dérouler ses volutes sonores d’un autre temps sur mes derniers disques. Évidemment Dominique A tombe aussitôt sous le charme du vieil appareil. On fait des prises au Chamberlain, au piano et à la guitare. L’ampli Fender vintage que nous utilisons va lui aussi cramer en plein vol. Ajouter à cela le scooter de Jil Caplan qui vient de tomber en panne en crachant des flammes, on se demande tous, inquiets, si Dominique ne serait pas un suppôt de Satan ! Nous finissons par les voix. C’est du nanan.



J’ai laissé à Dominique A la liberté d’arranger JE SUIS UN KILOMÈTRE comme bon lui semble. J’aime beaucoup sa manière dépouillée d’habiller ses compositions. Ça collait parfaitement à l’ambiance générale de mon album. On s’entend bien sur la chanson. À tel point qu’il nous faut nous brimer tellement les idées fusent. Les aiguilles tournent, Dominique doit prendre son train pour Bruxelles.



Agnès Jaoui arrive à son tour pour chanter PAROLES D’HOMME. Avec une bonne bouteille de vin. Nous faisons les voix, partagés entre la conscience professionnelle et l’envie de boire cette bouteille en casse-croûtant au salon en compagnie des autres. On arrive finalement à mener à bien les deux objectifs. Pour la première fois je peux enfin passer du temps avec l’une de mes invités sans avoir à surveiller la pendule. Nous avons fini les prises, demain les mixes.